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Le calendrier hébraïque

La date d’apparition de la nouvelle lune laissait planer des doutes quant à la date précise du jour de fête pour les juifs qui vivaient en dehors d’ Israël. Les rabbins instituèrent un second jour de fête identique au premier. Cette règle ne fut pas appliquée pour Yom Kippour, tant mieux, déjà qu’on a du mal à jeûner une journée. Le besoin de se souvenir est certainement ce qui caractérise les fêtes juives.

 

 

Roch Ha-Chanah

C’est le premier jour de l’année. Rosh Ha-Chanah est appelé également par les rabbins Yom ha -Din ( jour du jugement ) et Yom ha-Zikkaron ( jour du souvenir ). C’est le jour ou Dieu se souvient de l’humanité qui doit « défiler », selon la mishnah, devant Lui afin qu’elle soit jugée. Ce jour doit être l’occasion pour chacun à un examen de conscience.
Il est de coutume de se souhaiter d’être inscrit dans le grand livre de la vie, livre dans lequel, selon le Talmud, Dieu inscrit ceux qui méritent de vivre.
En guise d’actions de grâce avant le repas, on trempe des quartiers de pomme dans du miel et on demande à Dieu que l’année qui commence soit douce.
Rosh ha-chanah comme Kippour sont les jours les plus solennels de l’année juive.

Yom Kippour ou le jour du pardon

Yom Kippour ou Grand Pardon est le jour le plus important de la période de repentir qui commence le jour de Rosh ha-chanah. Un jeûne d’environ 25 heures qui commence à la tombée de la nuit et qui finit le lendemain soir est observé, par tout homme de plus de 13 ans et toute femme de plus de 12 ans en levitra bonne santé.
Kippour est un jour pendant lequel le juif doit reconnaître ses péchés (transgressions à la loi), doit sincèrement se repentir et expier devant Dieu.
Le jeûne qui pour certains est salutaire, les prières, la lecture de la Bible doivent aider à ce processus.

Soukkot ou la fête des tabernacles

Avec Pessah et Chavouot, Soukkot est l’une des trois fêtes de pélerinage pendant lesquelles les juifs se rendaient à Jérusalem au Temple.
Elle symbolise l’errance des hébreux dans le désert après le départ d’Egypte qui ont vécu uniquement dans des tentes pendant 40 ans, s’en remettant à la protection divine.
Pour se souvenir de ce temps, il est commandé aux juifs de fabriquer une soukkah ou tente dans laquelle on prend tous ses repas pendant les huit jours que dure la fête qui est également celle de la récolte ou Hag ha-Asif. On remercie la nature de ses bienfaits accordés pendant l’année écoulée.

Pourim ou la fête des sorts

Le mot pourim signifie tiré au sort. Car c’est en lancant des dés que Haman, grand vizir du roi Assuérus, choisit le jour du massacre des juifs.
Pourim est une fête « mineure » qui n’a pas de connotation religieuse.
Esther, jeune orpheline juive, fut choisie comme épouse aprés la répudiation de Vachti par Assuérus. Le tort de Vachti fut de refuser de se présenter à un banquet organisé par le roi.
C’est sur les conseils de son cousin Mardoché qu’ Esther tut son origine juive.
Ayant eu vent des intentions de Haman, elle demanda, au péril de sa vie, aux juifs de Suse, ville de Perse ou ils étaient établis, de jeûner. Elle intercéda auprés du roi en lui avouant son appartenance à un peuple menacé de génocide. Le roi furieux annula le décret de Haman, le fit pendre et nomma Mardoché grand vizir.
Cette histoire se serait déroulée au milieu du Véme siécle avant l’ère courante.
Il est coutume de lire cette histoire pendant les offices du soir et du matin. C’est dans une ambiance carnavalesque qu’est commémorée la victoire des juifs sur leurs ennemis.

Pessah ou le saut

Pessah est peut-être la fête juive la plus importante. Elle rappelle la fin de l’esclavage en Egypte et célèbre le printemps.
C’est la fête de la libération et du renouveau. C’est Zeman hérouténou, le temps de notre liberté.
Pessah, c’est le passage. Le passage de l’état d’esclavage à celui d’émancipation.
L’acte de libération est un saut. Un saut dans l’inconnu.

Chavouot ou le dénombrement des semaines

La Bible prescrit de compter le nombre de semaines ( 7 ) qui sépare le premier jour de Pessah, fête de la sortie d’Egypte, au jour de réception de la Torah par les hébreux dans le désert du Sinai. C’est le jour du don de la Torah. C’est le point culminant de l’acte de libération entamé à Pessah. La tradition rabbinique l’appelle zeman Mattan Toraténou, l’époque du don de notre Torah.
A l’époque de Chavouot, les religieux sortent dans la rue, des Sefer Torah dans les bras, chantent et dansent pour exprimer leur joie.
Les synagogues sont décorées de fleurs et de plantes vertes. Ces décorations rappellent les offrandes des premières moissons que les agriculteurs amenaient au Temple de Jérusalem en guise d’actions de grâce.
Pour résumer, Chavouot est la fête qui rappelle la Révélation sur le mont Sinai et le don de la Torah.