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Hannouka 5779 : drash des madrihim

Hannouka 5779 : drash des madrihim

Le 7 décembre a marqué une journée toute particulière à Keren Or. C’était le Kabbalat Chabbat des madrihim, mais aussi l’accueil de nos nouveaux arrivants. Nous avons également passé un moment de partage, en direct avec la communauté Or Hadash à Haïfa.

Les lumières de Hannouka nous rassemblent.

Ci-dessous, vous pouvez lire le drash de nos madrihim, un très beau texte qui nous rappelle que la lumière est partout… A condition d’avoir envie de la chercher.

 

Chabbat Chalom et hag sameah à toutes et à tous,

On voulait partager avec vous ce soir de Shabbat et de Hanoucca à la fois, une citation qui porte le message que nous aimerions transmettre à la communauté, en tant que madrihim du Talmud Torah de Keren Or.

 

“Mais vous savez, on peut trouver du bonheur même dans les endroits les plus sombres. Il suffit juste de se souvenir d’allumer la lumière” (Dumbledore, Harry Potter, Chapitre 3).

 

Cette phrase mythique de Dumbledore nous a rappelé fortement notre enfance et plus précisément, un chant de Hannouka que nous chantions en tant qu’enfants. Maintenant, nous en comprenons le message. Cette chansons s’appelle “Banu Hocheh Legarech” ce qui signifie en hébreu “on est venu chasser l’obscurité”.

Dans la chanson c’est dit :

באנו חושך לגרש

בידינו אור ואש

כל אחד הוא אור קטן

וכולנו אור איתן

En francais cela signifie :

On est venu chasser l’obscurité

Dans nos mains, de la lumière et du feu

Chacun de nous est une petite lumière

Et tous ensemble on est une immense lumière.

Ce message nous est particulièrement cher parce que, en tant que madrihim du Talmud Torah de Keren Or ( qui signifie en hébreu littéralement, Rayon de Lumière), nos talmidim (nos élèves) représentent pour nous cette lumière et cet espoir pour l’avenir.

Cet espoir, c’est celui de la lumière de la générosité, la bienveillance et l’Amour contre l’obscurité du mépris, de l’ignorance et de la haine entre les Hommes.

En venant au Talmud Torah, les enfants tout comme les parents participent à cet engagement commun et collectif qu’est le Tikkun Olam qui veut dire en hébreu la “réparation du monde”. Dans le judaïsme libéral ce concept de mission pour l’humanité de rendre la Terre un meilleur endroit pour tous sans exception, est fondamental.

D’ailleurs, la hanukkiah que vos enfants ont construit au Talmud Torah a partir d’emballages recyclables et que vous pouvez voir briller ce soir, participe pleinement à cet engagement qui nous est cher. Elle symbolise la préservation de notre environnement qui est une valeur qui nous semble essentielle aujourd’hui et pour notre futur.

En allant au Talmud Torah, les enfants apprennent à vivre leur judaïsme en toute liberté et avec une recherche constante de sens à leurs actions.

Notre seule objectif est que les enfants repartent épanouis et heureux tout comme nous pouvons l’être à 12h30 en vous disant au revoir.

Aussi, cette idée fondamentale de lumière commune peut et doit être transmise à tout le monde. Petits et grands.

La lumière que nous allumons chaque année a Hannouka, doit nous rappeler de retrouver cette lumière au fond de nous tous les jours, pour nous même et pour les autres.

Et pour tous ceux qui penserait encore que cette petite lumière individuelle, ce petit effort d’ouverture de chacun vers les autres, ce petit sourire que nous essayons d’allumer en chacun des enfants est trop petit et insignifiant à l’échelle du monde, on aimerait vous raconter une histoire, une fable plus précisément. Peut être que certains d’entre vous la connaissent, c’est l’histoire du Colibri :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

C’est ces petits gestes, ces petites lumières en chacun de nous qui vont faire la différence. Comme Dumbledore disait : À nous de se souvenir de les allumer.

Ainsi, on comprend encore mieux désormais, le sens de la chansons Banu hocheh legaresh.

On parle donc de miracle de Hanoucca. Le miracle, c’est cette lumière qui ne devait tenir qu’une journée et qui a duré pendant 8 jour. Mais le miracle aussi, c’est que vous soyez tous ici, malgré la fête des Lumières, la foule à Lyon et dans le métro. Profitons de ce miracle pour diffuser une lumière d’espoir et de joie.

Shabbat Shalom, hag sameah et n’oubliez pas d’aller regarder Harry Potter chapitre 3 !