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Communication de la Licra

« Les actes antisémites en hausse de 74% en 2018. Depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, les antisémites se cachent même plus. Les Français de confession juive sont la cible de l’innommable et certains mots qu’on avait cru enfermés à jamais dans les oubliettes de l’Histoire ont reparu, à l’image du sinistre « Juden » tagué sur la vitrine du magasin Bagelstein de l’Ile Saint Louis. Le beau visage de Simone Weil dessiné par C215 dans le 13e arrondissement a été souillé par des croix gammées. La mémoire d’Ilan Halimi, hier, a été une nouvelle fois profanée à Sainte-Genevieve-des-Bois avec la destruction de l’arbre qui lui était dédié. Il y a quelque chose de pourri en ce moment dans notre pays qui ne présage rien de bon. L’indifférence générale de nos compatriotes face à la banalisation de ces actes est un motif supplémentaire d’inquiétude. En 1990, après la profanation du cimetière de Carpentras, la France était descendue dans la rue pour dire sa révolte et son indignation. Aujourd’hui, ni révolte, ni indignation. La lutte contre l’antisémitisme ne suscite plus qu’une vague impression de malaise et ne remue plus la conscience de nos compatriotes en dehors de la communauté juive. C’est un constat effrayant qu’il nous faut faire aujourd’hui : il y a en France, la permanence d’un sentiment antisémite qui voit 1% de notre population être la cible de 30% des faits de racisme pris au sens large. Le combat qui nous attend est considérable. Il est vital pour notre démocratie. Il est urgent pour notre cohésion nationale. Il est indispensable pour faire en sorte que les valeurs gravées au fronton de nos édifices publics ne soient pas de vaines proclamations sans réalité. « Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez les oreilles, on parle de vous » (Frantz Fanon). »

La Licra.