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Anniversaire de décès

L’anniversaire de deuil porte plusieurs noms selon les traditions des uns et des autres. Les ashkénazes l’appellent Yahrtzeit (littéralement « le temps de l’année »), tandis que le monde séfarade parle de Hesguir ou, en ladino, de NaH’ala.

Les proches d’un disparu marquent chaque année la date anniversaire du décès selon le calendrier hébraïque (et non pas la date de l’inhumation).
Cette tradition commémorative apparaît pour la première fois dans le Sefer Haminhagim (XVIe siècle) du Rabbi Isaac Tyrnau. Dans ce texte, l’âme est comparée à une flamme dont la lumière perdure éternellement. Voilà pourquoi traditionnellement on allume une bougie du souvenir appelée Ner Neshama ou Ner Zikaron, qui brûle de la veille au soir de la date anniversaire et pendant vingt-quatre heures.

Il est traditionnel, pour les proches du disparu, d’assister à un office ou de constituer un minyan pour réciter le kaddish des endeuillés. Cette récitation peut avoir lieu soit le jour même de la date anniversaire, soit le shabbat qui précède ou suit immédiatement cette date. Certains ont pour coutume de jeûner au jour d’anniversaire de décès d’un proche, mais il ne s’agit pas d’un commandement, simplement d’une tradition.
D’autres font en ce jour une oeuvre de Tzedaka, un don ou une contribution à la mémoire du disparu.

De nombreuses synagogues disposent de plaques du souvenir où figurent les noms de disparus et sous lesquels il est possible d’allumer une bougie ou une lampe. En plus de la date individuelle du décès de l’individu, il est traditionnel d’allumer ces bougies du souvenir lorsqu’un office de Yizkor est prononcé (lors des fêtes de pèlerinage et à Yom Kippour). Certaines synagogues en font de même au jour de Yom Hashoah.